Réaction à la question du Télégramme du jour
Vous trouverez ici la réaction que je viens d'envoyer au Télégramme et de poster sur leur site à la question du jour : "8 mai 1945. Les commémorations ont-elles encore un sens ?".
8 mai 1945 : En mémoire d'un passé sombre. En souvenir d'hommes et de femmes qui se sont levés.
J'ai découvert ce matin la question du jour du site internet du Télégramme portant sur le sens de la commémoration du 8 mai 1945. Cette question est légitime et j'aimerais y apporter une réponse plus complète qu'un "simple" oui ou non.
Pas encore trentenaire et conseiller municipal socialiste de la ville de Quimper, je me suis interrogé sur l'importance de ce type de cérémonie. Pour la deuxième fois du mandat, je me suis rendu hier devant le Monument de la libération de Quimper. La première fois, il s'agissait de rendre hommage aux Victimes et Héros de la Déportation.
Il existe un lien fort entre ces deux journées. Elles sont différentes mais aussi complémentaires. Elles sont indispensables, aujourd'hui plus qu'hier et demain plus qu'aujourd'hui. Les drames d'hier, les actes de barbarie de la période ne doivent pas être oubliés.
En effet, ce risque existe. Récemment, dans un mensuel de la région, un homme politique a tenté, en situation de quasi récidive, de minimiser cette période sombre de l'histoire de France et de l'Europe. Les mémoires vivantes disparaissent peu à peu.
Récemment le président de la république a essayé d'individualiser les mémoires et les souffrances de cette époque. Dépassant les choix individuels de chacun, les souffrances des victimes, il s'agit d'un drame collectif où la responsabilité de tous était engagée. Personne, hormis ceux qui l'ont vécu, ne peut préjuger du comportement qui aurait été le sien.
Il nous faut conserver, développer ces journées de mémoires. Pour le 8 mai 1945, nous devons rendre hommage aux centaines de milliers d'hommes et de femmes qui se sont levés tant dans au sein de la Résistance intérieure que dans l'ensemble du monde libre pour se battre et risquer leurs vies pour la liberté, la dignité humaine.
Le 8 mai 1945 a du sens et comme le disait, il y a quelques années, un chanteur populaire : "s'il fallait plus que des mots ?"
Sylvain ELIES
Conseiller municipal socialiste de Quimper
http://sylvainelies.typepad.com



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