"Faire ce que je dis..."
Encore une fois, ce parti frôle l'incohérence. En effet, ce soir, le Parti semble en pleine incohérence. Aujourd'hui, on vient de nous expliquer qu'il ne servait à rien de demander à sarkozy de faire un référundum sur le traité, il l'avait promis pendant sa campagne.
Il a donc raison de le faire !! le sublime de cet argument est qu'il se retourne systématiquement contre les socialistes et le peuple de gauche.
En effet, Sarkozy met en place son projet et les promesses qu'il a faite, nous ne devrions pas les dénoncer car s'il les a promis... Soyons cohérent camarades et défendons les propositions issues du Congrès du Mans, du projet socialiste puis du Pacte Présidentiel et réclamons un référundum.
Encore une fois, ces abandons sont incompréhensibles pour les français...
Je vous livre ici le communiqué de Benoît Hamon ;
Démission du Secrétariat National à l’Europe.
Paris, le
06 Novembre 2007
Le Parti Socialiste a décidé à la majorité des voix du bureau national d’approuver le traité simplifié proposé à la ratification du parlement par Nicolas Sarkozy.
Il y a bientôt 2 ans, le Parti Socialiste, conscient de l’importance de se rassembler pour battre la droite, faisait le choix, à l’occasion de son congrès, d’opérer une synthèse entre ses principales sensibilités. Cette synthèse, quelques mois après le référendum sur le traité constitutionnel qui avait vu, malgré la campagne du PS en faveur du oui, une majorité de Français refuser ce texte, proposait notamment de dépasser le clivage entre les partisans du Oui et les partisans du Non. La synthèse avait vocation à rappeler que si les socialistes s’étaient opposés sur la stratégie, ils étaient rassemblés sur le projet européen.
Aujourd’hui le Parti Socialiste s’est une nouvelle fois divisé en deux blocs sur l’appréciation du contenu du texte. Il est même divisé sur l’opportunité de soumettre le texte à référendum alors qu’il avait fait de ce principe une « obligation démocratique » lors de la campagne présidentielle et que ce principe est soutenu par une large majorité des français.
Invitée à commencer la rénovation du PS en disant oui au mini traité, une majorité du bureau national a choisi d’approuver un texte qu’elle a été presque unanime à juger médiocre 15 jours auparavant. Simultanément, les argumentaires lapidaires refont surface pour sommer les socialistes de ne pas rater ce nouveau rendez-vous de l’Histoire.
Pourtant, il existait un moyen de dire notre insatisfaction sur le fond, de rester solidaire avec les socio-démocrates européens et cohérents avec nos engagements de campagne en appelant à un référendum afin de ne pas se substituer à la souveraineté populaire. Il existait un moyen de rassembler les socialistes. Cette position était évoquée par les représentants de toutes les sensibilités du PS dans le groupe de travail sur le Traité Simplifié que le Bureau national m’a demandé d’animer depuis l’été. Cette position, identique à celle adoptée par les socialistes lors du référendum européen de 1972 sur la proposition de François Mitterrand était, au nom de la cohérence et de l’unité de la gauche : l’abstention ou la non participation au vote.
Une autre voie a été choisie. Je m’y plie. Elle porte pourtant en elle le ferment de la division. Secrétaire national en charge du projet européen, nommé pour permettre le dépassement du clivage entre le oui et le non, je déplore notre échec. Je remets donc aujourd’hui ma démission du secrétariat national à François Hollande.

Dernièrement, j'intervenais dans une section et les camarades me disaient qu'ils ne fallaient plus promettre ce que nous ne ferions pas !
Je leur répondais alors que sous jospin nous avions proposé des choses fabuleusement innovantes et que l'on ne pourrait pas tenir...
Et pourtant nous les avions tenues !
Croire qu'un simple vote en bureau national règle le problème, c'est croire une seule chose que nous sommes un parti bureaucratique ! Croire que parce que le PS dira oui à Paris, les électeurs et les citoyens croireront demain dans l'Europe !
Votez oui au Congrès sans se poser la question de la méthode, c'est tombé dans le piège de Sarkozy...
Peu de monde aujourd'hui dans le Parti était sur un non comme en 2005 et le débat moins virulent, mais ce passage en force risque de renforcer ces divisions. C'est dommage, certains et notamment dans les tenants du non essaient de trouver une position commune et de relancer un vrai débat sur l'Europe !!
La dernière fois le PS a dit oui en votant par référundum et les électeurs n'ont pas suivi... Peut-être ont-ils l'impression que l'Europe se fait aujourd'hui dans de mauvaises conditions ? Le choix du bureau national montre-t-il le chemin inverse ?
Rédigé par: Sylvain | le 08 novembre 2007 à 18:45
Depuis toujours, la question posée est occultée lors d'un référendum.
Et le peuple français voterait encore NON à celui qui la pose : hier chirac, demain Sarkozy...
2005, qui a vu les socialistes s'entre-déchirer, me laisse un trop mauvais souvenir. On l'a payé cash au printemps dernier !
Rédigé par: Vali | le 08 novembre 2007 à 18:03