Probablement demain, grâce à JYC, je vous livrerais mes impressions globales sur cette université d'été du PS/MJS.
Je vous invite à lire l'atelier sur l'état de la gauche et vous livre à lire ici les deux interventions qui m'ont le plus interpellé ! celles de Marylise LEBRANCHU et Bertrand DELANOE...
Marylise LEBRANCHU
Où en est la gauche ?
Derrière nous, trois échecs :
- 1993, défaite morale ;
- 2002, projet insuffisant et défaite politique, à
la suite notamment de nombreuses revendications catégorielles agréées
par le gouvernement qui ont déstabilisé une partie de la population ;
- 2007, victoire idéologique de Sarkozy avec une
sorte de tricherie sur le fond (focalisation sur le sécuritaire qui
fait oublier l’ISF…).
Il faut que l’on ait en face de nous, pour
travailler, la force syndicale. Il y a un vrai discours à tenir, mais
on ne rencontre plus cette gauche syndicale.
Il nous manque un autre champ, celle de la gauche
mutualiste, élément fort de résistance au profit à court terme,
porteuse de protection collective.
Il faut que nous ayons, en relation, un questionnement fort qui permettrait que les militants en déshérence se retrouvent.
Il faut prendre acte et examiner ce que signifient
le traitement du communautarisme, les revendications identitaires.
Faire attention, donner l’alerte : l’espace public est en train de se
privatiser, la République n’y est plus rencontrée…
Le temps et l’espace se sont contractés et nous n’avons pas pris correctement en compte ce retour du religieux.
En 2001, nous n’avons pas assez réagi. On est en
train de vivre quelque chose de fondamental et il ne faut pas taxer de
civilisation le fait religieux…
Ces sujets mondiaux, pertes de repères,
d’engagements, sont déstabilisateurs et on va chercher la protection
facile, l’ordre, l’ordre simple…
Il faut réagir chaque fois que l’on touche aux
droits fondamentaux. On laisse dériver. Il faut avoir ce courage, que
la gauche puisse vivre la tête haute.
Les propos de Zaïdi Laïdi sur le SMIC ont fait
vivement réagir. Mais il faut avoir en tête que beaucoup de personnes
qualifiées sont aujourd’hui payées au SMIC. Problème qui, nous le
savons, ne se règle pas par l’augmentation du SMIC mais par la
régulation. Chantier très important.
La société française évolue très vite et on n’a plus
de vision. L’individu de gauche aujourd’hui est malheureux. Il ne sait
pas lire ce qui nous attend.
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